Jeudi 9 septembre
Bienvenue sur le site internet des Editions des Cassines
Consultez nos différentes revues :
             

Actualités des
Grandes Ecoles
Le zoom
assos
L'événement
étudiant du mois
Page d'accueil Les entreprises qui recrutent Grandes Ecoles
Magazine
Journal des
Grandes Ecoles
Finance
Grandes Ecoles
Contacts
Finance Grandes EColes
 FGE 17
 FGE 16
 FGE 15
 FGE 14
 FGE 13
 FGE 12
 FGE 11
 FGE 09
 FGE 08
 FGE 07
 FGE 06
 FGE 05
 FGE 04
DEA Dauphine : Les CDO : nouvelle alchimie financière ou nouvelle bulle financière ?
DEA Dauphine : La fin de la prime de risque ?
ESCP-EAP Conseil : une structure qui se repose sur l’enseignement financier
Sciences Po Finance : Un environnement difficile pour la Gestion Alternative ?
Quand les assureurs deviennent banquiers
L’Etat et les assureurs face aux problèmes des retraites : le PERP
Le Club des Jeunes Financiers (CJF)
La France doit-elle penser l’Intelligence Economique comme science du combat et discipline de l’action ?
La gestion des risques opérationnels mobilise les banquiers
les incidences des accords de Bâle II
Les fusions et acquisitions au cœur des banques d’investissement
Micro-crédit : ne prêter qu’aux pauvres
Le micro-crédit -- un outil pour éradiquer la pauvreté?
Présentation d’ ENSAE JUNIOR ETUDES
Les Ensae et la finance
L’Ensimag se positionne entre science et finance
Challenge investissement Supelec
JUNIOR CENTRALE ETUDES
L’enseignement de la finance dans les grandes écoles d’ingénieurs
Editorial
 FGE 03
Le zoom assos

du 6 au 22 août, 15 Harley d'ESCEM Pro sur la route 66
Les entreprises qui recrutent
syntec des études et du conseil      carrefour      EADS      Logica      GDF SUEZ      Axa      RATP      EDF      Immobilière 3F      
Reportage
Smookoo: vos Remboursements Assistés par Ordinateur...      
L'actu...
HEC Paris et Mines ParisTech ouvrent un double diplôme      
 
L’enseignement de la finance dans les grandes écoles d’ingénieurs


Les ingénieurs monnayent leurs compétences

Suite aux récents bouleversements des réglementations bancaires et comptables, conjugués à l’effet papy-boom, les besoins des recruteurs en profils financiers ne cessent de croître. Et cette année encore, les banques piocheront abondamment dans le vivier des diplômés d’écoles d’ingénieurs, particulièrement convoités dans ce secteur. Une tendance qui n’est pas nouvelle mais qui ne cesse de s’affirmer, au grand damne des écoles de management. Zoom sur un enseignement de la nouvelle génération.

Selon l’Apec, 65 % des jeunes diplômés d’école de commerce spécialisés en finance ont démarré leurs carrières en banques d’affaires dès leur sortie d’école en 2004. Logique ? Oui, sauf que les résultats sont sensiblement identiques dans la majorité des écoles d’ingénieurs, pour les étudiants ayant choisi l’option finance ou une dernière année comportant une spécialisation en finance. La différence entre les écoles est donc en train de disparaître sur l’autel de la double compétence mathématique et financière. D’un côté les ESC introduisent de plus de mathématiques dans leur majeure « finance de marché », en mettant en garde les étudiants les moins « scientifiques ». De l’autre, les écoles d’ingénieurs multiplient les cours et les options de finance pour donner une compétence financière aux moins motivés par le monde industriel. Toutefois, pour Margaret Armstrong, professeur de finance à l’Ecole des Mines, il n’y a pas de réelle concurrence entre les deux types d’établissements. « La finance est une discipline très large, au même titre que l’informatique. Dans l’enrichissement de leurs enseignements, les écoles d’ingénieurs n’ont investi que la partie très mathématique de la finance, à savoir la finance quantitative, reconnaissant toute compétence aux écoles de commerce dans les domaines de la finance d’entreprise, de la banque de détail ou de la comptabilité ». Une évolution qui daterait de plusieurs années au sein de l’Ecole des Mines, mais pour laquelle toutes les écoles interrogées s’accordent à plaider « non-coupable ». Loin de chercher à concurrencer les ESC sur leur domaine réservé, les écoles d’ingénieurs n’auraient fait que suivre les attentes des entreprises, dans un contexte financier très évolutif. « Partant d’une situation où l’instinct et le flair ont joué un rôle primordial, le monde de la finance s’est profondément modifié en se dotant d’outils techniquement complexes et quantitatifs. Depuis les années 90, la quantité d’argent qui transite au niveau des salles de marché est telle qu’il a fallu recruter progressivement des salariés avec un niveau technique de plus en élevé » explique Margaret Armstrong, avant d’ajouter: « Dans les pays anglo-saxons, beaucoup de « rockets scientists » débauchés par la Nasa ont trouvé des postes dans les grandes banques internationales. C’est dire à quel point la maîtrise des mathématiques et, dans une autre mesure, la capacité à utiliser l’informatique, sont des données essentielles aujourd’hui pour évoluer en finance de marché ». Pour Roger Mohr, directeur de l’ENSIMAG: « Les étudiants qui choisissent l’option d’ingénierie financière bénéficient d’une triple compétence en mathématique, informatique et finance. Ils sont très souvent recrutés avant même l’obtention de leur diplôme ».
Une forte motivation des ingénieurs
On peut légitimement se demander ce qui pousse de jeunes étudiants ingénieurs à se tourner vers le monde de la finance, et même plus récemment de la comptabilité et de l’audit. Pour nombre de personnes interrogées, la raison est en partie d’ordre pécuniaire, puisqu’en moyenne, les jeunes diplômés obtiennent des salaires de 10 à 20% plus élevés en Banque-Finance que dans l’Industrie. Néanmoins, pour Margaret Armstrong, cela n’est pas leur motivation première. « L’esprit de compétition permanent qui règne en salle de marché, pour des étudiants habitués depuis la prépa à travailler vite et sous-pression, est un atout fort du milieu financier. Comme le constatait un jour un de ses collègues, « les jeunes ingénieurs d’aujourd’hui rêvent encore de construire la Tour Eiffel, mais une Tour Eiffel financière, où l’on sait au bout de quelques mois, parfois quelques jours, si l’idée géniale qu’on a eu est un succès ou un fiasco ». Pour Nicolas Bozetto, ancien étudiant de l’Ecam, aujourd’hui en poste dans une banque d’affaires, « la finance offre des perspectives de carrière passionnantes, même si cela ne correspond pas au chemin classique d’un ingénieur ».
Des enseignements sur mesure
Afin de préparer au mieux leurs étudiants, les écoles d’ingénieur proposent des formations spécifiquement étudiées. C’est par exemple le cas de l’Ecole des Mines qui a crée en janvier dernier un groupe d’intérêt autour de la banque d’affaires, chargé en dehors des cours, d’aider les étudiants à préparer leurs CV et entretiens auprès des banques, en mettant en avant leur double compétence scientifique et financière. En parallèle, l’option « Finance quantitative », qui a attiré cette année plus de 10% des étudiants de 3ème année, a pour objectif la découverte des différents métiers de la finance moderne, et des outils et modèles qui sont à la disposition des acteurs du système. L'option s'efforce de garder un équilibre entre les trois pôles d’attractions que sont les mathématiques financières, les outils financiers et le métier d’ingénieur au travers des projets industriels. « Même si cette option marche très bien, nous n’avons pas encore assez d’étudiants en valeur absolue pour ouvrir une salle de marché au sein de l’école » regrette Margaret Armstrong, avant d’ajouter : « nous nous rattrapons par la réalisation de nombreuses études informatiques, sur la formation des prix par exemple, et sur les stages de 2ème et 3ème année, presque tous effectués dans les institutions financières ou les salles de trading. En outre, nous visitions chaque année une grande place financière internationale, à l’instar de Tokyo ou Singapour ». A l’Ecole des Ponts et Chaussées, le choix de la dominante EFG (Economie, Gestion et Finance) permet aux élèves de s’orienter vers des carrières en finance de marché ou d’entreprise, dans lesquelles ils pourront pleinement valoriser leurs connaissances scientifiques. Comme dans toutes ses dominantes, l’Ecole met l’accent sur la préparation de l’étudiant à interagir avec des collègues ayant des formations très différentes et avec lesquels il devra communiquer et partager ses compétences. Quant à l’ENSIMAG, deux professeurs sont affectés à l’enseignement de l’option « Ingéniérie Financière », qui attire chaque année une trentaine d’étudiants. Une grande attention y est portée à la présence d’intervenants professionnels au cours du cursus, au fait des évolutions constantes du marché. Le succès de cette option est tel que l’Ecole vient d’ouvrir un mastère en finance quantitative en partenariat avec l’Université Pierre Mendès France de Grenoble. Au programme, finance d’entreprise et finance de marché pour des débouchés plus qu’assurés. Roger Mohr, son directeur, espère ouvrir prochainement une salle de marché, en partenariat avec un acteur local. Enfin l’Ecole Centrale, afin de conserver son image de grande école d’ingénieur généraliste n’a pas fait le choix d’un enseignement très poussé en finance spécialisée, préférant au sein de la filière de 3ème année intitulée « stratégie, marketing et finance », dispenser des cours plus généraux sur la stratégie d’entreprise et les mécanismes du marché. Ce qui n’empêche pas, comme l’explique Olivier Lecomte, responsable de l’enseignement économie-finance, de trouver beaucoup de centraliens dans les banques. « Les recruteurs apprécient la capacité de nos étudiants à intégrer des notions pluri-disciplinaires. Il est plus facile d’apprendre le fonctionnement d’une salle de marché sur le tas que de savoir raisonner et analyser des problèmes complexes. Nous faisons confiance à nos étudiants pour découvrir les subtilités financières par eux même lors de stages ou de projets personnels » explique t-il. Quoi qu’il en soit, à travers de la palette d’enseignements dispensés dans leurs écoles, tous les métiers techniques proposés par les banques sont ouverts aux jeunes ingénieurs, notamment ceux de trader, d’analyste en banque d'investissement, d’ingénieur financier, de conseil en stratégie ou même d’économiste sectoriel dans le domaine de l'énergie, des transports ou de l'environnement. Faut-il pour autant craindre la déferlante de ces nouveaux profils parmi les étudiants en management et autres universitaires? Rien n’est moins sûr…Côté pile : moins de professeurs, pas de salle de marché, une poignée d’élèves chaque année en valeur absolue. Côté face : une maîtrise des outils mathématiques et informatiques, de nombreux stages en Banque-Assurance et une aura inconditionnelle auprès des recruteurs. La balance n’est pas tranchée…et à vrai dire, la guerre n’est pas déclarée.
AN

L'événement étudiant du mois
Benoît Mousset
Responsable de l'organisation du Défi Centralien
L'actu...
Une start-up de l'incubateur de l'EM Lyon lève 16 millions d'euros!
Nomination
Paul Friedel, nouveau directeur de Télécom Bretagne
Le Journal des Bac+2 et 3...
L'outil de communication incontournable pour le recrutement des Bac+2/3
Nomination
Richard Perrin prend la tête de la direction International et Marketing du groupe Edehc
:: Les Editions des Cassines 2009 ::