Editorial Alors que les travaux du comité de Bâle II n’en finissent plus de redessiner les contours de la banque et des institutions financières, de nouveaux profils, jeunes, bien formés, au fait de toutes ces nouvelles réglementations, sont en proie à une véritable chasse sur le marché de l’emploi. A cette tendance, bien visible, s’ajoute une autre, moins avouée, qui pourrait conduire, si l’on n’y prend garde à une répartition des métiers financiers de demain entre les ingénieurs d’un côté, jonglant avec les mathématiques appliquées et maîtrisant les modélisations financières les yeux fermés, et de l’autre les jeunes managers, rompus aux rouages de la finance d’entreprise, et passés maîtres dans l’art de gérer un bilan. Comme vous le verrez en découvrant ce nouveau numéro, ces jeunes prestidigitateurs sont courtisés par les recruteurs au point que les majeures finance fleurissent en cette rentrée, tant dans les écoles d’ingénieurs que de management. Au fil des pages, on y perdrait presque son latin: les assureurs veulent devenir des banquiers et proposent crédits et cartes bleues à leurs clients ; des établissements financiers se développent, mais ne prêtent qu’aux pauvres ; la Caisse d’Epargne décide de rémunérer les comptes courants dès le 1er euro, les jeunes ingénieurs rêvent plus de taux variables que d’ateliers de développement, et les écoles investissent à tout va dans des salles de marchés ultra-équipées pour former en temps réel leurs poulains aux dures lois du marché…Le monde de la finance est en train de changer, et nous en sommes une fois encore les témoins dans ce numéro 5 de Finance Grandes Ecoles Magazine. Bonne lecture à tous !
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